L'escouade Suubatar

Le forum de l'escouade Suubatar du F.A.L.G. (jeu de rôle par E-mail sur Starwars)
 
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 Laaris Wan

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Laaris Wan
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Masculin Nombre de messages : 72
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Origine : Coruscant / Rhen Var
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Date d'inscription : 03/06/2006

MessageSujet: Laaris Wan   Sam 3 Juin - 22:20

Historique classique du site du FALG:

"Je suis né sur Coruscant. Aîné de quatre enfants. Ma famille est originaire de Rhen Var mais elle a fuit lorsque les impériaux ont pris le sanctuaire Jedi.
J'ai passé ma jeunesse dans les bas-fonds de la capitale. Mes parents tenaient un commerce dans un quartier à peu près tranquille. Ils n'adhéraient pas aux idées de l'Empire mais ne manifestaient pas leur opposition: les espions de Palpatine sont partout.. Néanmoins, dans le ghetto rhen varien de Coruscant, ma famille semblait jouir d'un certain respect de la part des autres habitants. Je ne le savais pas à l'époque, mon père s'étant bien gardé de me le dire, mais mon oncle était resté sur Rhen Var et il y dirigeait la Résistance. Mon père était quelqu'un d'assez autoritaire, et les circonstances qui l'avaient poussé à fuir sa planète natale pour venir s'enterrer dans un quartier de Coruscant lui procuraient un sentiment de culpabilité. Il aimait profondément ma mère ainsi que nous, ses enfants. Mais son anxiété le rendait dur et froid. Je crois que je ne l'ai jamais vraiment connu. Ma mère ne se laissait pas marcher sur les pieds et elle essayait de donner un peu de gaieté à notre vie, elle y parvenait d'ailleurs. Je garde un excellent souvenir de mon enfance; difficile mais heureuse. Certains de mes camarades de jeu me disaient que plus tard je deviendrai un grand chef de guerre sur ma planète d'origine. Alors âgé de 12 ans, j'étais ravi de cette popularité même si je ne me l'expliquai pas, et je passais des nuits entières à échaffauder des plans de bataille pour libérer Rhen Var, avec mes frères et mes amis de l'époque, qui bien évidemment, étaient censés devenir plus tard mes fidèles lieutenants. Pour nous entrainer nous avions form" une sorte de r"seau de renseignements. Nous recherchions toute activit" suspecte dans le quartier et espionnions les faits et gestes de tous les habitants, surtout ceux qui nous criaient de ne pas trainer dans leurs pattes. C'est ainsi qe nous sommes tombés par hasard sur un groupe de bothans arrivés là je-ne-sais-comment, qui menaient de petites actions terroristes contre le régime de l'Empire. Quand ils ont surpris notre petit manège, ils ont d'abord eu peur que nous ayons appris quelque chose d'important. Mais après un interrogatoire légèrement musclé dont je me souviendrai toute ma vie, ils se sont rendu compte que nous ne faisions que nous amuser et ont accepté notre présence tout en veillant à ce que nous ne soyons pas au courant d'éléments importants.
Mais à l'adolescence, ayant appris la vérité sur mon oncle, je délaissai, sans doute par esprit de contradiction qui caractérise si bien les ados, toute ambition de devenir un jour le leader de la résistance rhen varienne, titre qui m'était pourtant destiné. Je me découvrit alors une passion soudaine pour les courses de pods. Je me mis à ne vivre que pour ça, vénérant les grands pilotes tels que Micha'Al Schrumer et dépensant les quelques crédits que me donnaient mes parents en pass pour assister aux courses, produits dérivés et même paris.
Puis, regarder ne me suffit plus. Je décidai de m'engager à mon tour dans les courses, et devenir pilote, mais pour celà il fallait de l'argent, beaucoup d'argent. Je quittai donc le domicile familial à 19 ans. J'avais soif d'indépendance, je voulais vivre ma vie et ne rien devoir à personne. Je me suis donc fait une place dans les ruelles glauques de Coruscant. Je suis devenu chauffeur de taxi avec un véhicule que j'avais volé. Je trempais dans des histoires pas très claires pour réunir le budget nécessaire à chaque course. Je me fichais de la morale, tout était bon à prendre pour assouvir ma passion, à l'époque, ma phrase fétiche était "Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort" elle l'est toujours d'ailleurs mais dans une moindre mesure. Je ne vivais plus que pour la course, j'avais petit à petit perdu tous mes amis qui avaient rejoint Rhen Var l'un après l'autre. Même le départ de ma fiancée de l'époque ne me fit pas réagir, il me fallait toujours plus d'argent, pour être plus performant et par conséquent plus populaire et plus admiré. Le problème, c'est que l'argent ne fait pas le talent. Je n'ai jamais été un bon pilote, tout au plus un pilote correct après plusieurs années d'expérience. Le seul point positif de cette époque a été ma rencontre avec un autre pilote, Kam R'Wereb. Il était plus jeune que moi et je ne sais pas pourquoi mais je l'avais pris sous mon aile lorsqu'il avait débuté, alors que j'étais sur le circuit depuis quelques années déjà . Kam s'est avéré être un excellent pilote. Et si au départ, je lui prodiguai des conseils (principalement d'ordre financier et relationnel), je compris rapidement qu'il était meilleur que moi, et je devins son faire-valoir, nous faisions des courses d'équipe, je lui ouvrait le chemin, ou retenait ses poursuivants pendant qu'il filait vers la victoire, une méthode employée par de nombreux pilotes. J'acceptai ce rôle que je m'étais moi même assigné parce que je savais que celà ne servait à rien de courir pour moi même, et que Kam méritait que je lui offre mon aide. C'est la seule fois de ma vie où j'ai étéau service gratuit de quelqu'un, où je ne pensai plus seulement à moi.
Tout ceci se termina lors d'une course très importante, qualificative pour la fameuse course de la Boonta. Alors que Kam était second (et donc qualifié) à quelque tours de la fin, je cravachai pour rester dans les cinq premiers afin d'être qualifié moi aussi et être un atout supplémentaire pour Kam lors de la prestigieuse course. De plus j'étais moi même très enthousiaste à l'idée d'y participeret côtoyer Micha'Al Schrumer, même si c'était pour y faire de la figuration. Je vis arriver derrière moi le leader de la course qui allait me prendre un tour. Je m'effaçai sportivement pour le laisser passer, n'ayant rien à gagner à le ralentir. Mais lui, avait compris que j'étais un atout pour Kam, et il m'envoya dans le décor, me mettant hors course et par conséquent, laissant Kam sans équipier pour la course ultime. Lorsque je m'extirpai de mon cockpit, j'étais fou de rage. Mon module était très endommagé, et bien qu'il fonctionna encore, ne pouvait pas reprendre la course. Je pris alors une décision qui allait changer mon existence. Je remontai dans mon pod, que je trainai jusquau bord de la piste et j'attendai le passage de mon agresseur pour lui lâcher un de mes deux réacteurs chargé à pleine puissance. Il en réchappa miraculeusement, mais je fus interdit à vie de course de module. S'ensuivit une période peu glorieuse où je participai à des courses sauvages, des rodéos dans les ruelles de Coruscant, qui tenaient plus du combat de rues que de la course.

Et puis j'ai grandi, j'ai mûri et j'ai compris que ce n'étais pas une vie, que c'était à cause de gens comme moi que l'Empire était ce qu'il était et que l'Empire avait fait de moi ce que j'étais. J'ai alors cherchéà entrer en contact avec les réseaux de résistance, mais par ego, et parce que je n'étais pas fier de moi, je ne voulu pas rejoindre Rhen Var. J'ai entendu parler du FALG. Après maintes difficultés dues à la méfiance bien compréhensible des résistants, j'ai été mis en relation avec le FALG, et je m'y suis engagé."


Laaris à toujours étéconsidéré comme un original par tous les gens qui l'ont contoyé.
En général on ne le remarque pas vraiment, et malgré sa grande taille, il sait se faire oublier. Il vit dans son monde imaginaire et ne parle que très rarement si on ne lui adresse pas la parole, mais reste toujours attentif à ce qui se passe; parfois lorsque vous lui parlez il regarde ailleurs, s'occupe d'autre chose mais n'allez pas croire que vous l'ennuyez, il vous écoute toujours (même quand ce n'est pas à lui que vous parlez).
Ce sont ces traits de caractère qui lui ont permis de s'engager au FALG comme éclaireur, expert en infiltration et en camouflage.
De tempérament plutôt réservé et discret, il lui arrive parfois s'il est en confiance de se lâcher et de dire n'importe quoi, sortir des blagues ou des anecdotes qu'il est le seul à comprendre (voire des grossièretés) qui surprennent toujours son entourage.
Même s'il est un peu à part, (il le sait et s'en amuse) Laaris est quelqu'un de très ouvert, il ne juge pas les gens, il les écoute et essaie de comprendre leur point de vue même s'il y est totalement opposé.
S'il ne le laisse pas transparaitre, Laaris est quelqu'un de nerveux, voire parano. Il s'emporte parfois violemment quand il à l'impression qu'on se fout de sa g... ou quand on le provoque, mais paradoxalement reste calme quand il est menacé.
En résumé, Laaris est un personnage atypique apprécié de tous mais un peu trop discret (en même temps c'est son boulot), beaucoup de gens aimeraient l'entendre plus souvent et en savoir plus sur lui.

Ah, j'oubliai, il est beau gosse et un peu vantard.
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Laaris Wan
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MessageSujet: Re: Laaris Wan   Lun 2 Oct - 16:51

J'ai écrit quelques épisodes de la vie de Laaris avant qu'il n'intègre le FALG. Ce ne sont pas des faits d'armes, ni le moment où il a choisi de rejoindre la rebellion.

Ce sont juste des moments de sa vie, pour mieux cerner le background du personnage.

Un premier épisode. ça se passe sur Coruscant, quand Laaris a douze ans.


Laaris, assis sur le muret de la terrasse, contemplait le nuage de pollution de Coruscant. L’orientation des miroirs orbitaux avait plongé la planète entière dans l’obscurité pour quelques heures, censées être la nuit. Le nuage était violacé et ne se trouvait qu’à quelques mètres sous ses pieds qui se balançaient dans le vide. A dessus de lui, très loin à travers le faible espace laissé entre les buildings, il apercevait le ciel étoilé. A cette époque de l’année on ne voyait pas Rhen Var d’où il se trouvait. Il savait la reconnaître entre mille. La planète de glace, sa planète, avait un éclat couleur bleu-violacé bien particulier. On la voyait seulement l’hiver pendant quelques jours, les jours anniversaires de la fondation du ghetto Rhen Varien de Coruscant. Les premiers immigrés s’étaient installés à cet endroit précis parce qu’ils voyaient leur planète d’origine juste en levant les yeux.

Un bruissement le tira de sa rêverie. Deux mètres en contrebas, Morg’Ann émergeait du nuage grimpant entre les terrasses, s’accrochant aux superstructures qui servaient à la ventilation des appartements. C’était bien une arrivée à la Morg’Ann, toute en discrétion et en agilité. Elle ne faisait jamais de bruit inutile et surprenait toujours les gens par une arrivée inopinée ou une disparition subite. Sur ce coup là elle avait dû glisser, ou alors peut-être qu’à force de la côtoyer, Laaris était-il plus attentif à ce qui se passait autour. Il n’aimait pas être surpris, surtout par elle, et cette fois il était content de lui. Elle, au contraire, devait s’en vouloir d’avoir été repérée ; quand elle arriva au niveau du muret, elle ne dit rien et s’assit.

Elle avait dû le voir regarder le ciel, parce qu’après quelques instants de silence pendant lequel chacun des deux se disait que le premier qui parlait s’avouait vaincu, elle lança :

- Monsieur a perdu de vue son futur royaume.

Laaris ne répondit pas. Il savait ce qu’elle voulait dire, mais n’aimait pas la façon dont la phrase était tournée.

- J’espère qu’on pourra y aller.

Tout de suite le ton était beaucoup plus enclin à la conversation.

- On ira, c’est sûr. Dans dix ans, on y sera et on mènera la rébellion.

Dix ans de plus, ça lui faisait vingt-deux ans. Laaris se demanda si on était adulte à vingt-deux ans. Et si ils faisaient comme ils avaient dit, c'est-à-dire que Klien serait le Second et que Ector et Kimi commanderaient chacun une escouade. Ça faisait un second de vingt-et-un ans et des chefs d’escouade de dix-neuf et quinze ans. Laaris était sûr qu’on ne pouvait pas être chef d’escouade à quinze ans.
- Peut-être pas dans dix ans. Corrigea-t-il.
- Dans dix ans on pourra y être nous, les autres nous rejoindront plus tard.
- Mais…

Laaris aimait beaucoup Morg’Ann, mais la perspective de passer plusieurs années avec elle sans les autres, ne l’enchantait que moyennement.

- Ils seront déçus si on part sans eux. Imagine que la guerre se termine avant qu’ils nous rejoignent.
- Imagine si la guerre se termine avant qu’on y aille.

Laaris y avait déjà pensé. Ça ne lui plaisait pas trop, mais il savait que ce n’était pas un truc à dire.

- On verra. Fit-il évasivement.
- Ça serait dommage.

Eh bien au moins sur ce point là, elle pensait comme lui.

Ils restèrent sans parler. Se demandant du haut de leurs douze et treize ans respectifs, de quoi serait fait leur avenir. Celui de Laaris d’après ce que ses camarades lui avaient dit, était déjà tout tracé. Il allait prendre la suite de son oncle à la tête de la rébellion sur Rhen Var. ça lui plaisait comme plan de carrière, mais à chaque fois qu’il avait voulu aborder le sujet à la maison, son père s’était fâché et Laaris n’avait pas insisté.

- Mon père ne sera sûrement pas d’accord. Lâcha-t-il presque inconsciemment.
- Dans dix ans tu ne seras plus obligé d’écouter ce qu’il dit.
- Ouais … Mais ça m’embête quand même.
- Laaris …
- Je vais rentrer, dit-il. Maman est fatiguée à cause du bébé. Si elle me cherche partout elle ne pourra pas se lever demain et faudra que je m’occupe de Kimi.

Il fit demi-tour sur le parapet et se mit debout sur la terrasse.

- Salut. Fit Morg’Ann.
- Salut.

Il se dirigea vers l’appartement des Wan. Avant de passer sous un porche il se retourna vers Morg’Ann, mais elle était déjà partie. Une fois de plus il ne l’avait pas entendu.


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Laaris Wan
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MessageSujet: Re: Laaris Wan   Lun 2 Oct - 16:52

Et un autre où il a 24 ans (actuellement il en a 31)


Cette file n’avançait pas. Ses lunettes noires sur le nez, Laaris attendait impatiemment de pouvoir s’inscrire pour la course qui avait lieu le lendemain dans les ruelles du quartier industriel. Il jaugeait les autres participants qui faisaient la queue avec lui. Il en connaissait certains pour avoir déjà couru contre eux. Quand il croisait leur regard, il leur adressait un petit sourire narquois. A ceux qu’il n’avait jamais vu, il se contentait de garder une mine impassible légèrement menaçante.

Le monde des pilotes de modules n’était pas réputé pour sa courtoisie. Les luttes étaient âpres et elles commençaient bien avant la course. Montrer sa détermination était crucial. En course quand il n’y avait pas de place pour deux modules de front. Si l’on avait croisé le regard du pilote avec lequel on était à la lutte, on se souvenait de son expression, et on savait s’il allait forcer le passage ou pas. Il fallait montrer le plus de détermination, le plus d’animosité, le plus de confiance en soi avant la course, pour être attaqué le moins possible pendant. Ce n’était pas un monde de pilotes virtuoses, c’était un monde de gros bras et de voyous.

- C’est pas possible, qu’est-ce qu’y foutent ?

Laaris jeta un coup d’œil à l’avant de la file. Un pilote qu’il n’avait jamais vu était aux prises avec l’alien chargé des inscriptions. Il avait l’air jeune et inexpérimenté. Sa voix était mal assurée, il se laissait impressionner par l’alien qui semblait s’amuser de la situation. Visiblement le désaccord portait sur un problème crucial : le nouveau venu n’avait pas de pod. Il semblait espérer en trouver un en venant s’inscrire, mais bien sûr ce n’était pas le cas. Les courses de modules étant interdites, les protagonistes rechignaient à donner des adresses de revendeurs ou de mécanos à des nouveaux venus sur le circuit.

Le jeune homme insistait avec une voix de plus en plus timide. L’alien commençait à s’impatienter et s’énerva. Laaris vit passer l’inconnu à côté de lui, en sens inverse de la foule.

- Pas de bol mon pote. Pensa-t-il.

Il repensa à ses propres débuts et se félicita d’avoir su se débrouiller pour entrer sans problèmes dans le milieu.

La file avança beaucoup plus vite une fois que l’intrus fut parti.

Une demi-heure plus tard, Laaris était face au Dug.

« Nom, Type de module »

« Wan, un Manta Mark I”

“Un Mark I! Si c’est pour un suicide on ne dédommage pas la famille » Ironisa l’alien sans relever la tête.

« Du moment que tu me donne la prime à l’arrivée… »

« C’est 80 crédits l’inscription. »

« Ouais c’est bon je sais, la dernière fois c’était 75 donc forcément aujourd’hui c’est 80. »

Laaris paya et tourna le dos au guichet. Il entendit le Dug ricaner.

« 80 crédits, avec un Mark I c’est vraiment de l’argent foutu en l’air. »

Il ne répondit rien et longea la file en sens inverse. L’alien avait raison. Elles étaient rares les courses où il récupérait sa mise. Le Manta Mark I était largement dépassé. Bien entretenu il aurait encore pu faire quelques coups d’éclat, mais ce n’était pas le cas. Laaris ne payait un mécano que pour les grosses réparations. Pour ce qui était de la maintenance et des réglages il faisait ça lui-même. Sans grande réussite il fallait bien l’avouer.
En plus de ça, il n’était pas un grand pilote. Il courrait parce qu’il aimait ça, mais il savait qu’il n’était pas doué. Seule l’expérience lui permettait de sortir son épingle du jeu.

Emergeant de ses pensées, il vit le type de toute à l’heure. Celui qui n’avait pas de pod. Il n’était pas le premier déçu par le monde de la course. Ni le dernier. C’était chacun son problème et si un gars ne pouvait pas courir, tant mieux ; ça faisait un adversaire de moins.

Sans savoir pourquoi, Laaris s’approcha du jeune homme. Il avait l’air désemparé, mais semblait toujours chercher un moyen de courir.

« Tu as de l’argent ? » fit Laaris

L’autre acquiesca.

« Je peux te dire où trouver un module, mais il va falloir débourser. »

« C’est pas un problème. » fit l’autre plein d’espoir.



Quelques heures plus tard, après avoir reçu 50 crédits en échange de son aide, Laaris avait conduit le gars chez un mécano.

« Tu fais chier Wan ! C’est qui ce type ? Tu m’amènes des gars, tu les connais même pas. Je risque gros moi ! Si encore t’étais un bon client ! »

« Calme toi Krel. Il a de quoi payer. »

« C’est bien ça qui m’inquiète. C’est pas normal un gars qui débarque sur le circuit avec autant de fric ! »

« Réfléchis, tu vas pouvoir vendre un pod minable à un prix hallucinant. Il a aucune idée de ce que ça vaut. Et si il pose un problème, y’a moyen de s’en occuper. »

« Ouais ça je veux pas le savoir. Tu fais ce que tu veux pour payer tes courses, mais tu me mèle pas à ça. »

Le rookie était dans l’atelier à contempler les véhicules qui s’entassaient en attendant que les négociations se terminent. Il avait l’air un peu déçu, s’attendant sûrement à mieux, mais il faisait contre mauvaise fortune bon cœur. Au moins, il allait piloter.

Les deux hommes qui négociaient dans l’arrière-cour rentrèrent dans l’atelier.

« Bon alors mon gars, lequel te plait ? »

Vingt minutes plus tard, l’affaire était conclue. Le type avait acheté un pod à peu près aussi miteux que celui de Laaris, mais à un prix triple.

Il le regardait d’un air partagé. Conscient de se faire avoir mais heureux d’avoir enfin acquis une machine.
Il entama une discussion à propos des réglages avec le mécano.

Laaris décida de prendre congé.

« Bon Krel, j’y vais. On oublie pas notre petit arrangement. »

« Ouais c’est bon, amène moi ton pod demain, je verrai si j’ai le temps d’y jeter un œil. »

Le jeune homme salua Laaris.

« A bientôt pour la course. Au fait, moi c’est Kam. »

« OK. »

Le rhen varien quitta l’atelier. Il se demandait encore pourquoi il avait filé un coup de main à ce type. Il y avait gagné certes, mais il commençait à se demander si ça n’allait pas lui créer des problèmes.


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